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Qi Gong, un mot de plus en plus à la mode !
Mais, en connaît-on vraiment la signification ?

Le Qi Gong :
- est un art : il permet de croître et de se renforcer, en mettant en œuvre l’énergie vitale du corps
- est une méthode : par la pratique de gestes et postures simples, par les techniques respiratoires, par les massages et enfin par les dispositions particulières de l’esprit.
- a des effets sur l’état corporel, psychique, intellectuel et spirituel.

ideogramme Qi idéogramme "Qi" prononcez "Tchi", signifiant gaz, air – énergie vitale, souffle vital
ideogramme Kung idéogramme "Kung" ou "Gong", signifiant "travail"

Le QI est un flux, un animateur universel qui confère la vie mais qui est différent de la vie. On peut faire l’analogie du Qi au vent : on ne peut le voir mais on observe ses effets. Le Qi est donc assimilé à un dynamisme de la vie naturelle dont les aspects Yin et Yang se composent harmonieusement selon un rythme de mouvement et de repos. Le GONG, par le travail effectué, le niveau auquel on est parvenu, est la qualification de l’état du Qi.

peinture de figure de Qi Cong

Le terme Qi Gong est utilisé depuis 1915 avec pour sens « arts martiaux » et depuis 1936, il signifie plus « les soins ». Les termes anciens utilisés pour le Qi Gong sont : Daoyin, Fuqi, Xingqi, Anmo, Jingzuo ou Cunxiang
(source : Physiologie énergétique chinoise, cours de Florence Choffrut) .


En résumé, "le Qi Gong est l’art qui permet de raffiner et purifier l’énergie. Fondé sur la philosophie antique, il s’appuie sur la conception globale de la nature et de la vie : Le corps humain est un tout, indissociablement lié à la nature et à l’univers (1)."


En pratique, le Qi Gong est une gymnastique douce, qui correspond à des séries de mouvements qui font travailler tout le corps et qui sont répétés un certain nombre de fois pour faire circuler l'énergie dans les différents méridiens.

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L'origine du Qi Gong


dessin de figure de Qi Cong
Il y eut jadis un Empereur Huang Di. Perspicace dès la naissance, disert dès le jeune âge, il fut sage dès l’adolescence, grandit en droiture et en finesse, puis ayant achevé sa tâche, il monta au ciel (accéda au trône du Fils du Ciel à l’âge adulte).Il dit au Maître Céleste Qi Bo :
- On m’a rapporté que, dans la haute antiquité, on vivait centenaire sans que l’activité faiblisse. Les gens d’à présent sont déjà affaiblis à 50 ans. Est-ce par suite d’un changement d’époque ou par la faute des hommes ?
- Obéissant au Dao, les anciens se modelaient sur le Yin-Yang et se conformaient aux Nombres. Ils étaient modérés dans leur alimentation et réglés dans leurs activités. Ils évitaient le surmenage, se gardaient de détériorer leur corps et leur esprit, se permettant ainsi de vivre un siècle. Les gens d’à présent n’agissent plus de même, ils se gavent d’alcool, sont téméraires et luxurieux. Les passions épuisent leur essence et dilapident leur souffle naturel. Insatiables et inconsidérés, ils se livrent à leurs penchants, vont à l’encontre des vraies joies de la vie, s’agitent sans mesure et se fatiguent prématurément.
Les Sages de la haute antiquité apprenaient à chacun à éviter à temps les « perversions d’épuisement et les vents pirates », et à maintenir, par le calme et la concentration leur souffle naturel dans la docilité, à bien contenir leur esprit à l’intérieur de telle sorte que les maladies soient sans prise. Grâce à la restriction des appétits et à la contention des velléités, le cœur demeure paisible et sans émoi, le corps travaille sans s’épuiser, le souffle suit un cours régulier et chacun d’eux est satisfait.
[…] Gens ordinaires ou savants, sages ou non, tous ignoraient les émois, car ils se conformaient au Dao. »

Huan Di Nei Jing Su Wen, 1973, édition A.S.MA.F


Ce paragraphe est l’introduction du livre, le Nei Jing, (bible des acupuncteurs), où se trouvent les références les plus anciennes sur les pratiques physiques chinoises. D’après ces écrits, on date les événements évoqués ci-dessus à environ 2 000 ans avant J.C (ce qui correspond à la haute antiquité chinoise) ; toutefois, il est communément admis que la sagesse et les pratiques taoïstes auraient 5 000 ans d’âge. (2)

sources :
(1) – Quintessence du Qi Cong, Dr Liunjun JIAN, édition du Quimétao
(2) – Qi Gong, gymnastique chinoise de santé et de longévité, Yves Réquéna, édition Guy Trédaniel


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Principe de la pratique du Qi Gong


CONFIANCE - VOLONTE - PERSEVERANCE - CONCENTRATION

dessin de figure de Qi Cong

« Une des caractéristiques de l’enseignement du Qi Gong réside dans la pratique. La connaissance de la théorie et de quelques mots ne suffit pas pour bien maîtriser le Qi Gong : il faut une pratique longue et assidue pour percevoir les résultats. Confiance, volonté, persévérance et concentration sont donc nécessaires pour atteindre le but.
- Confiance : il faut avoir confiance dans les lois du Qi Gong et en soi-même. En d’autres termes, le pratiquant doit être convaincu qu’il réussira à bien maîtriser le Qi Gong et que l’exercice lui permettra d’être en forme, de prévenir, de guérir les maladies et de prolonger la vie.
- Volonté : la volonté repose sur une conviction ferme. Le Qi Gong ne se maîtrise pas en un jour. Au contraire, cela demande une longue pratique rigoureuse, parce qu’il s’agit d’un long chemin au cours duquel le pratiquant peut rencontrer bien des difficultés.

dessin de figure de Qi Cong
- Persévérance : l’acquisition du Qi Gong est longue et demande au pratiquant des efforts, car c’est une science interdisciplinaire à l’intérieur de laquelle théories, méthodes d’exercices et écoles demeurent multiples. D’ailleurs, si le Qi Gong est utile à l’homme, c’est qu’une longue pratique peut élever le niveau d’autorégulation des fonctions physiologiques. Il permet d’accroître ainsi la capacité d’adaptation à l’environnement et la capacité de l’esprit de gouverner le corps. En deux mots, être en harmonie avec l’univers.
- Concentration : l’exercice de Qi Gong a pour objectif, en mettant en œuvre la conscience de façon active, d’augmenter le contrôle de l’esprit sur le corps et d’élever le niveau de programmation des activités vitales. Ce n’est qu’en s’y adonnant consciencieusement que l’on peut passer d’une régulation volontaire et consciente à un fonctionnement intuitif. » (1)


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Les différents Qi Gong pratiqués


Il existe 7 grands styles ou écoles de Qi Gong pratiqués de par le monde.


Le Qi Gong TAOISTE

peinture de figure de Qi Cong

Le principe philosophique qui le régit est le DAO ou TAO, « la Voie ». La base du travail a pour finalité une mutation ou un travail interne alchimique, afin de trouver sa Voie.

Il est pratiqué par des moines taoïstes, basés le plus souvent au Mont Wu Dang. La base de ce Qi Gong consiste en une quarantaine de positions et mouvements.

Deux grands courants partagent ce Qi Gong : le Chang Sheng Fa qui est la méthode de longue vie et le Daoyin fa qui est la technique de mutation de la voie.


Le Qi Gong BOUDDHISTE

moine de Shaolin


Son essence est tirée de la religion bouddhiste et prend son origine avec Bodhidharma. Il vise à l’entraînement de l’esprit, à cultiver la compassion et la bienveillance. La base de ce Qi Gong est contenue dans les « 18 mouvements de Bodhidharma ».

Il est pratiqué par les moines de Shaolin Shan.



Le Qi Gong CONFUCIANISTE

lieu de méditation

Ce Qi Gong est issu des « Rites et des Cérémonies » et tire son essence de la philosophie de Confucius, à savoir ajuster l’Esprit, harmoniser les liens sociaux, rendre sincère la conscience en la cultivant en soi et en sachant « s’arrêter » et rester dans la quiétude. Ce Qi Gong a pour objectif le développement de la magnanimité par la force du Qi et du Shen (l’esprit).


Le Qi Gong MARTIAL

Il consiste en des techniques permettant une préparation physique et énergétique, ainsi que psychique. Il permet de renforcer l’énergie originelle et d’augmenter le potentiel énergétique. Sa pratique se fait sous forme d’enchaînement, de travail respiratoire et de travail sur la concentration. Il est issu des moines guerriers taoïstes et bouddhistes, ainsi que de quelques généraux.


Le Qi Gong Médical

Yi Jin Jing

Il est pratiqué tant par le patient que par le médecin à des fins :
- d’entretien physique en axant sur la prévention, la vitalité des viscères, la plénitude des os et le renforcement des articulations et des tendons.
- de régulation psychique en permettant l’apaisement des émotions, l’ouverture des 7 orifices du corps (pas de stagnation d’énergie qui provoque la maladie ) et la gestion du « stress ».
Quatre séries principales forment la base de ce Qi Gong : le Ba Duan Jin ( = « les huits pièces de Brocart »), le Yi Ji Jing (renforcement des muscles et tendons), le Wu Qin Xi (= « les cinq animaux »), et le Liu Zi hue (les six sons thérapeutiques).


Le Qi Gong FAMILIAL

Il existe des familles en Chine qui ont développé, faute de contacts réguliers avec l’extérieur de leur village, leurs propres exercices qui, au fil du temps, sont devenus des techniques efficaces à part entière.


Le Qi Gong de SYNTHESE

C’est celui qui est le plus souvent pratiqué hors de Chine car il consiste en une synthèse de certains exercices pris dans les Qi Gong précédents. Bien que moins puriste, il est intéressant car permettant de perpétuer un savoir qui aurait tendance à tomber dans l’oubli, surtout pour les formes traditionnelles.

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